19.08.2007

El general en su laberinto?

0c4d2003a788402ad77259e4049042c8.jpgMe agradaria decir que estoy sorprendida del giro que toma la politica del presidente Chavez en venezuela, con su idea de una reforma constitucional que permita la reeleccion sin limites del presidente de la Republica Bolivariana de Venezuela, pero no!.

Lo que los diarios muestran con "sorpresa" no es mas que  la consecuencia logica de una vision politica hybrida que intenta poner en marcha un proyecto de sociedad a la "Frankenstein": economia capitalista, politica socialista ("del siglo XXI"), marinados en un discurso populista.

Pero no me mal interpreten, no tengo nada en contra del socialismo, mi formacion y mis origenes me inclinan hacia este, lo que me inquieta es ver como una vez mas la pasion del discurso politico seduce los espiritus desesperanzados de los pobres y ninguneados de nuestros pueblos.

Chavez no hace sino repetir el camino de esos martires caudillistas de la independencia, que terminaron convirtiendose en patriarcas solitarios .. a solas con sus fantasmas.....hebrios de si mismos... en una patria boba!

 

 

NB: ilustracion, Rafael Dussan

16.08.2007

De nouvelles perspectives pour la démocratie ? (I )

« Si nous ne combattons pas efficacement la pauvreté, la possibilité de gouverner de manière démocratique notre région sera menacée », disait Alejandro Toledo lors du Sommet du Groupe de Rio qui s’est réuni le 24 mai 2003 à Cuzco. Cette tâche semble difficile aux gouvernements d’une  Amérique Latine confrontée à la frustration de sa propre population face aux résultats économiques, politiques et sociaux des régimes politiques néo-libéraux des dernières années.

 

Les Etats de la région ont tous connu, au cours des dernières décennies, des réformes structurelles profondes. De nouvelles constitutions ont été adoptées ou ont été profondément réformées. Ces Etats ont changé, aussi, de modèle de développement économique (passant d’économies protectionnistes à des économies ouvertes). Tous ces changements sont intervenus dans le cadre de nouveaux Etats néo-libéraux « minimum » et décentralisés qui cherchent à construire une citoyenneté plus « participative », en consolidant la démocratie.

 

Or il existe aujourd’hui un mécontentement général au sein de la population à l’égard de ces régimes politiques néo-libéraux. Aux yeux de la population, ce type de régime n’a pas empêché la corruption qui règne dans toutes les sphères du pouvoir politique (Exécutif, Législatif et Judiciaire). Auparavant, ce régime a favorisé la fragilisation de la démocratie qui, notamment dans les années 80, semble reposer sur des pactes – pas toujours clairs - entre partis et parlement ou entre celui-ci et l’exécutif. De plus, c’est en vertu de cette formule d’Etat « minimum » que chaque gouvernement s’est désengagé encore davantage de son rôle de financeur de services publics.

 

Cette situation contribue, donc, au problème d’« ingouvernabilité » politique et à la dégradation socio-économique de la région, face auxquels il n’est pas facile d’envisager des solutions à court terme. On ne peut pas attendre de recettes magiques.

 

Si l’on prend en compte l’histoire constitutionnelle de l’Amérique Latine (laquelle  est  marquée par un caractère hybride, résultat des combinaisons des systèmes politiques européens et nord-américain, qui la rendent parfois difficile à appréhender) on constate que la région a parcouru un long chemin pour parvenir à la démocratie. Les efforts en  faveur de la démocratisation et de la libéralisation des pays latino-américains se concentrent maintenant, d’une part sur la consolidation des changements constitutionnels en cours (champ politique), d’autre part sur l’objectif de développement durable de leurs économies (champ économique).

 

Dans le champ politique, par exemple dans un pays comme le Pérou ou le Brésil,  il est nécessaire de disposer d’un Etat visant à combattre les inégalités, la pauvreté, et en même temps capable de « consolider l’unité nationale », en assurant la confiance de ses citoyens dans ses institutions politiques - et non uniquement de disposer d’un Etat capable de créer des conditions favorables pour le développement durable des échanges économiques (d’assurer la confiance des chefs d’entreprises nationaux et étrangers dans les secteurs clefs de l’économie et de la politique).

 

Dans cet ordre d’idées, il me semble nécessaire de commencer par le dernier aspect, qui consiste en « la  consolidation de l’unité nationale ». En effet, pour réussir une démocratie institutionnellement normalisée, socialement intégrée et en cohésion politique, il ne suffit pas d’une politique macroéconomique qui cherche la consolidation de la production commerciale, qui cherche une intégration efficace du marché national dans les dynamiques de marchés internationaux. Il faut, aussi, que les pays d’Amérique latine arrivent à la consolidation de l’institution démocratique, car « Aujourd’hui nous constatons que les problèmes les plus importants de nos pays sont la pauvreté et la gouvernabilité. La pauvreté affecte directement la gouvernabilité sur laquelle pèsent également les facteurs négatifs que sont le terrorisme, le narcotrafic et la corruption. L’intégration doit être liée à la lutte contre la pauvreté et au renforcement de la gouvernabilité démocratique, avec comme axe central la personne humaine et comme noyau de cohésion les peuples et les exclus »[1]. C’est-à-dire que l’enjeu principal dans un pays pauvre est de lutter contre la pauvreté et d’assurer la démocratie.

 

Ce « renforcement de la gouvernabilité démocratique » exige une relation plus efficace et démocratique entre le président de la République et le parlement. Pour répondre à cet objectif je crois à une réforme institutionnelle selon laquelle la réélection présidentielle serait interdite ;  le parlement disposerait d’un vote de censure avec des conséquences politiques pour les ministres, dans des cas très spécifiques (par exemple dans le cas où les ministres ne montrent pas de résultats efficaces après un temps déterminé)[2].  Inversement, il faudrait  que l’exécutif ait le pouvoir de faire appel au peuple pour changer le parlement, cela, aussi, dans des cas très spécifiques (par exemple dans le cas où le parlement s’oppose sans justification au gouvernement).

 

Ces mesures peuvent rendre la relation entre les deux pouvoirs plus équilibrée, car d’une part on aura une approbation plus rapide des projets de loi, un meilleur contrôle politique de l’exécutif (pour empêcher le « caudillisme » présidentialiste) et, d’autre part, il y aura une plus grande discussion publique concernant les affaires d’intérêt général et une meilleure intégration des actions de l’exécutif avec le législatif. Ce sont  ces réformes institutionnelles qui permettront une modération du système présidentiel sans que cela implique un changement radical de système (mais en se rapprochant néanmoins du système parlementaire ou semi parlementaire). Néanmoins, il existe – bien entendu - des risques : que le parlement ou le président utilisent cette loi pour leurs propres intérêts. Il faut donc se doter d’outils juridiques et constitutionnels qui permettent aux citoyens de réagir face au système, pour éviter que celui-ci ne soit accaparé par les jeux politiques et la corruption : référendums, mouvements de désobéissance civile, mobilisation en marge de la politique,… ? Tout cela est à penser, à conceptualiser, à créer et à discuter.

 

On constate, par ailleurs, qu’une autre façon d’avancer dans le processus de consolidation de la démocratie passe par la reconstruction du rôle des partis politiques dans les processus démocratiques, puisqu’il n’existe pas d’élection démocratique et libre si le choix entre plusieurs modèles de société n’est pas garanti.

 

Il est courant de considérer que pour avoir un système politique stable il est nécessaire d’avoir une structure binaire du système politique, c’est-à-dire l’organisation de la vie politique à travers deux partis ou forces politiques autour desquels gravitent  les  autres formes d’ organisations politiques. Mais, pour favoriser cette structure binaire dans un contexte de « pluralité de mouvements » (parmi lesquels certains n’ont pas le statut de parti) comme celui de l’Amérique Latine, il semble important de penser au fait que ces partis doivent favoriser le dialogue participatif avec les autres groupes ou mouvements qui représentent la société civile organisée, comme stratégie pour les intégrer au système politique.

 

Etant donné que ce pluripartisme est sain pour la démocratie politique, les Etats de la région devront réfléchir à une législation qui favorise à court terme la constitution de nouveaux partis politiques qui incarnent les diverses positions politiques et projets de société existants. Ceci pourrait peut-être déclencher un mouvement d’opinion capable d’oxygéner la participation électorale dans des pays tristement célèbres pour leur niveau d’abstention.

 

De la même façon, on a besoin d’une politique de financement  des partis et des campagnes électorales, pour mieux garantir l’éthique politique et combattre la corruption. Si l’on arrive à mener à bien toutes ces mesures il sera possible de consolider la démocratie interne des partis et d’assurer aux citoyens la transparence  des campagnes électorales.  On rend ainsi plus solide la « gouvernabilité ». La stabilisation du système politique des partis  peut aider à rendre la relation entre le gouvernement et le parlement moins tendue et plus efficace.

 

 

 


1.       Agenda Stratégique pour l’action du Groupe du  Rio. A l’occasion du ”XVII Sommet du Groupe de Río” à Cuzco les 23 et 24 mai  2003.

 

2.        2.Quelques pays ont  introduit de telles mesures. En Colombie, par exemple, il existe la figure de « Responsabilité pénale » selon laquelle le parlement peut demander la démission du président si  celui-ci a commis un délit contre les intérêts de la République (le cas de Samper 1994-1998). Une situation similaire au Brésil avec Collon de Melo (1992)

 

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